Je reviens de la vérité
de Charlotte Delbo
Mise en scène : Agnès BRAUNSCHWEIG
Avec Agnès BRAUNSCHWEIG,
Edith MANEVY et Caroline NOLOT
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Ecrite par
cette importante figure de la Résistance que fut Charlotte Delbo dans
une langue sobre et belle, cette pièce dit la vie des femmes dans le
camp de concentration d’Auschwitz, la tragédie des douleurs et les
miracles de la solidarité. Charlotte Delbo (1913-1985) s’impose
aujourd’hui comme un auteur majeur de la déportation, dont l’œuvre
compte parmi les plus fortes. C’est le théâtre qu’elle choisit ici pour
dire les camps, et, pour celle qui fut l’assistante de Louis Jouvet, le
Théâtre n’apparaît pas seulement comme un choix mais bien comme une
nécessité.
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Pour les prochaines représentations du spectacle,
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Auschwitz au théâtre.
Qui donnera la parole à Charlotte Delbo ?
Créée l’an en février 2011, la pièce Je reviens de la vérité
Charlotte Delbo dans une langue sobre et belle, cette pièce dit la vie
est reprise cette saison. Ecrite par cette importante figure de la
Résistance que fut des femmes dans le camp de concentration
d’Auschwitz, la tragédie des douleurs et les miracles de la solidarité.
Le
spectacle est une évocation en 18 fragments de la pièce Qui rapportera
ces paroles ? plus nombreuses (Claire Chazal au Festival de Grignan, Ariane Ascaride au Rond-Point, Edith Clever au
Aujourd’hui, la figure de Charlotte Delbo (1913-1985), la résistante,
comme la femme de lettres, sort de l’ombre. Les travaux universitaires
se multiplient, les lectures de ses textes sont de plus en 104…). Elle
s’impose comme un auteur majeur de la déportation, dont l’oeuvre compte
parmi les plus fortes aux côtés de celles de Primo Levi, Elie Wiesel et
Jorge Semprún.
La littérature sur le thème concentrationnaire prend
rarement la forme théâtrale, la question de la représentation des camps
restant problématique. Charlotte Delbo choisit de montrer et faire
entendre des parcours, des paroles des femmes. C’est à travers la
profération des mots, la présence des corps et la vibration des voix
que se transmettent images et émotions, qu’existe l’Histoire.
Ce choix du Théâtre pour dire les camps fait la
force et la singularité de l’écriture de Charlotte Delbo. Et, pour
celle qui fut l’assistante de Louis Jouvet, celle qui, emprisonnée au
fort de Romainville, montait Le Malade Imaginaire avec les détenues,
celle qui se récitait les cinq actes du Misanthrope pendant l’appel
dans le camp, le Théâtre n’apparaît pas seulement comme un choix mais
bien comme une nécessité. Ce fut son moyen de survie, le Théâtre sera
celui de la survie de la mémoire.
La Compagnie Prospero Miranda fait le choix de la sobriété et du dénuement dans une mise en scène
qui veut faire entendre la parole de Charlotte Delbo, pour raconter
l’Histoire à travers un témoignage dénué de haine et nourri d’espoir.